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Violette
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H e r b i e r
FAMILLE des : Violacées
NOM SCIENTIFIQUE : Viola Odorata
NOM FRANÇAIS : Violette
NOMS VULGAIRES : Violette odorante,
Violette des haies
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 10/04/2000 Montluçon
HABITAT : jardin
PROPRIÉTÉS, USAGES : Béchique,
Emolliente
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Description :
La violette est une plante vivace à rhizomes rampants, blanchâtres,
munis de nombreuses radicelles. Les feuilles toutes radicales, croissent
peu touffues et sont longuement pétiolées. En forme de cœur, elles sont
crénelées sur le bord, d'une belle couleur verte. Les fleurs violettes
ou bleues pourpres, apparaissent de fin février à mai, sont solitaires
à l'extrémité d'un long pédoncule.
Culture et récolte :
Commune en France, la violette se trouve dans les bois, les haies, les
pelouses, les prés, les endroits un peu ombragés, pouvant pousser
jusqu'à mille mètres.
La multiplication la plus simple est l'éclatage des touffes, à l'automne
de préférence, ou au printemps. Elle se multiplie également par semis
effectué de mars à juin.
Les fleurs sont récoltées en pleine floraison, puis séchées à l'ombre
rapidement en couches minces. Les feuilles sont récoltées en juillet,
également séchées à l'ombre. Les rhizomes s'arrachent à l'automne, on
les débarrasse de la terre en les lavant et on les faits sécher dans des
endroits aérés.
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Un peu d’histoire :
Pour les Anciens, la violette était une fleur sacrée: on s'en
ceignait la tête au cours des fêtes en l'honneur de Saturne, et on la
dédia au grand Pan, le dieu étrange et tout-puissant de la nature et de
la vie même... A Athènes comme à Rome, pourtant, on n'oubliait pas ses
vertus thérapeutiques. C'est le vieil Hippocrate lui même, le père de
la médecine, qui l'a le premier recommandée contre les maux de tête,
les vapeurs de l'ivresse et les troubles de la vue. C'est lui aussi qui
l'a conseillée contre la mélancolie, l'excès de bile et les
inflammations de la poitrine. Au Moyen-Age, le grand savant arabe Meshué
l'indiquait contre la constipation, l'angine, l'insomnie et les maladies
du foie.
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Usages :
Les fleurs qui entrent dans
la composition classique des "fleurs pectorales" sont indiquées
contre les rhumes, les bronchites, la coqueluche, et les irritations des
voies respiratoires soit en décoctions légères( 5 à 10g de fleurs
séchées pour 1 litre d'eau ; tremper à froid quelques minutes, porter
à ébullition et laisser infuser 10 minutes ; 3 ou 4 tasses par jours
entre les repas ) .
Les feuilles fraîches, écrasées et posées en emplâtre, ont été
préconisées pour les humeurs bénignes. Bouillies cinq minutes dans le
vinaigre ( une poignée pour un demi litre ), elles donnent une décoction
qui sert à faire des compresses conseillées en cas d’attaque de
goutte.
La racine en décoction ( 10g pour 300g d'eau ; faire bouillir jusqu'à
réduction à 100g ) est vomitive.
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