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Sureau
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H e r b i e r
FAMILLE des : Caprifoliacées
NOM SCIENTIFIQUE : Sambucus Nigra
NOM FRANÇAIS : Sureau
NOMS VULGAIRES : Sureau noir, Arbre de Judas, Sambuquier, Supier
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 20/06/2000 Montluçon
HABITAT : jardin
PROPRIÉTÉS, USAGES : Sudorifique, Dépuratif,
Diurétique
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Description :
Le sureau est un arbre ou arbrisseau de quatre à cinq mètres,
pouvant atteindre dix mètres. Sa tige se divise en rameaux opposés
couverts d’une écorce grisâtre et verruqueuse. Les feuilles opposées
sont composées de cinq à sept folioles opposés, ovales, un peu
échancrés en cœur à la base et dentés sur les bords, d'un vert
foncé. Les fleurs apparaissent en mai-juin, elles sont blanches ou blanc
jaunâtre, disposées en une sorte d'ombelle au sommet des rameaux.
Le fruit est une petite baie arrondie, noire à maturité, luisante,
couronnée par les dents du calice et renfermant trois graines.
Culture et récolte :
Commune en France, on le trouve dans les bois, les haies, aimant les sols
frais, légers et ombragés. On détache la seconde écorce du printemps
à l' automne, les feuilles en été, les fleurs un peu avant la floraison
complète et les baies en automne, lorsqu'elles sont bien mûres.
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Un peu d’histoire :
Le sureau fait partie des
arbustes les plus anciens que l'humanité ait connus ; des fouilles, en
Italie et en Suisse, ont mis à jour ses traces dans des sites datant de
l'époque magdalénienne. Nous ne savons évidemment rien de son
utilisation en ces temps préhistoriques On a la certitude, en revanche,
que des rameaux de sureau chargés de baies jouaient un rôle dans les
cérémonies funéraires que célébraient les Celtes sur leurs tumulus.
Les superstitieux s'imaginent naïvement que le sureau porte malheur,
depuis que Judas eut la malencontreuse idée de se pendre à ses branches.
Les médecins de l'école de Salerne n'usaient que la fleur disant "
La feuille sent mauvais et la fleur sent bon". Les Romains ont
utilisé les baies pour teindre les cheveux.
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Usages :
Les feuilles sont diurétiques et dépuratives: deux cuillérées de
feuilles desséchées et concassées bouillies pendant quelques minutes
dans deux tasses d'eau. Les fleurs, on les récolte lorsqu'elles sont bien
épanouies : elles sont sudorifiques, diurétiques, fébrifuges et
antirhumatismales. En infusion ( 10 à 20 g pour 1 litre d'eau bouillante
; laisser infuser cinq à dix minutes, 3 ou 5 tasses par jour.) : c'est un
des meilleurs remèdes pour faire avorter une grippe ou un rhume dès les
premiers frissons.
A l'extérieur, la décoction ( 50 g de fleurs séchées pour un litre
d'eau ; faire bouillir cinq minutes et laisser infuser cinq à dix minutes
) s' emploie en inhalations contre le rhume de cerveau.
L'écorce : soit au printemps avant la floraison, soit à l'automne au
moment de la chute des feuilles, on gratte légèrement au couteau, sur
les jeunes branches, l'écorce extérieure grise et on prélève par
lambeaux l'écorce verte qui se trouve en dessous. On l'emploie de
préférence fraîche contre l'hydropisie, la rétention d'urine, la
néphrite aiguë avec oedème, les coliques néphrétiques, les
rhumatismes, la goutte ( 2 poignées par litre d'eau que l'on fait
bouillir jusqu'à réduction de moitié ; à boire en trois fois le matin
à jeun ).
Les baies : fraîches, desséchées ou en confiture, elles sont purgatives
( une cuillérée à soupe par jour ). |
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Projet
Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules
Ferry (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
Coordonnatrice du Projet : Melle BANKO Martine. Animateur du Projet :
Mr GIRAUD Jean
Auteur du document : Mr MATHONNIERE Pierre.
Créateur de la page Web : Mr OLLIER Jean Pierre |