SOMMAIRE GENERAL

1. BREF HISTORIQUE DE L'ISLAM ET DES CALIFATS

Pour bien comprendre ce que fut l’apport de la civilisation islamique dans le domaine des Sciences, il est important de savoir quel contexte historique vit l’éclosion et l’expansion d’une nouvelle religion qui ( pour des siècles ) allait imprimer sa marque sur la façon de penser de plusieurs millions d’individus. De plus, il ne faut jamais perdre de vue que cette civilisation émergeante se trouvait au carrefour ( surtout commercial ) de l’Occident chrétien et de l’Orient « mystérieux » ( Inde et Chine ). L’Histoire et la Géographie joueront donc un rôle capital dans ce qui fut un perpétuel mélange d’échanges, de confrontations et de conflits.

 

2. BAGDAD LA MAGNIFIQUE

Au VIIIème siècle, les Savoirs établis par les Grecs de l’Antiquité étaient en bien mauvaise posture. La plupart des grandes bibliothèques avaient disparu. Le peu d’œuvres ayant échappé aux destructions était éparpillé à travers le monde occidental et l’Empire byzantin. Et surtout, l’intérêt qu’on leur portait était des plus réduits.
Heureusement un calife éclairé, Harun al Rashid, décida un jour de construire sa nouvelle capitale à l’emplacement de Babylone la Grande. Et Bagdad la Magnifique émergea du sable et de la boue. Par la suite, plusieurs de ses successeurs se consacrèrent à l’embellissement de la ville mais aussi au développement de son rayonnement culturel en créant une structure unique pour l’époque : la Maison de la Sagesse que l’on peut considérer comme l’équivalent de ce que fut le Musée d’Alexandrie sous le règne des Ptolémée.

 

3. LES MATHÉMATIQUES ARABES

Tout le monde sait que « les chiffres que nous utilisons de nos jours s’appellent les chiffres arabes car ce sont les arabes qui les ont inventés »… Ce qui est totalement faux. Notre numération, nos chiffres et surtout le ZÉRO ont été inventés par les Hindous. Les Arabes ont « simplement » ( si on peut dire ) su les récupérer et surtout en faire bon usage. Et grâce à ce nouveau système « décimal », ils purent progresser de façon spectaculaire dans le domaine des Mathématiques et aborder de nouvelles façons de calculer et de résoudre des problèmes de plus en plus complexes. Ils inventèrent même de nouvelles disciplines dont la plus connue est l’ALGÈBRE. Et cela à une époque où, en Occident, on en était toujours à patauger avec les « chiffres romains » totalement impropres à toute forme de vrai calcul.

 

4. L'ASTRONOMIE ARABE

L’islam impose aux musulmans cinq « piliers » dont : les prières quotidiennes et le Ramadan. Pour respecter ces devoirs il est essentiel de pouvoir déterminer avec une précision extrême les heures des cinq prières journalières ainsi que l’instant exact où débute le mois lunaire du Ramadan. Pour ce faire, les califes et autres dirigeants s’efforcèrent de réunir autour d’eux des astronomes éminemment compétents. Ils allèrent même jusqu’à leur faire construire des observatoires hautement performants afin que les mouvements des astres soient observés, décrits et analysés avec une précision qui n’avait encore jamais été obtenue jusque là. Une Astronomie bien souvent copieusement teintée d’Astrologie, il faut bien le dire.
Accessoirement,la connaissance mathématique du Ciel entraîna aussi une connaissance mathématique de la Terre. En effet, les Arabes développèrent de façon remarquable la Géographie et la Cartographie… et cela dans un but essentiellement pratique (religieux). En effet il fallait obligatoirement que depuis chaque grande ville on puisse déterminer avec la plus grande exactitude possible la direction de La Mecque afin de pouvoir orienter correctement les mosquées et aussi pouvoir se tourner en direction de la Ville Sainte pour effectuer ses prières.

 

5. LA MÉDECINE ARABE

A l’époque, la Médecine ne disposait d’aucun autre instrument d’observation que l’œil humain et les dissections humaines étaient strictement interdites. Il en était de même partout, aussi bien dans l’Empire musulman que dans les territoires de l’Occident chrétien.
Face à ces limites, les Arabes développèrent les seuls domaines qui leur étaient autorisés. En s’appuyant sur les travaux d’Hippocrate et de Gallien, ils s’attachèrent à décrire avec le maximum de précision tous les symptômes de toutes les pathologies auxquelles ils furent confrontés. Parallèlement, ils dressèrent des catalogues extrêmement complets de tous les produits (minéraux, végétaux et animaux) susceptibles de guérir ou enrayer ces maladies. Sous leur impulsion, la pharmacopée fit des progrès considérables et, accessoirement, la Botanique devint une science rationnelle et organisée.

 

6. LA CHIMIE ET LA PHYSIQUE ARABES

Au départ, on cherche l’Elixir de Longue Vie (voire d’Immortalité) ou plus trivialement le moyen de transformer le plomb en or. On manipule, on bricole, on distille, on calcine, on « bidouille »… et on finit par trouver, souvent par hasard, de nouveaux produits qui vont révolutionner le monde. Même si certains, comme « l’alcool » tiré de « l’alambic » nous sont devenus tellement ordinaires qu’on n’y fait même plus attention et qu’on finit par en ignorer jusqu’à l’origine.

Au début, tout n’était qu’Alchimie… mais il faut bien débuter par quelque chose et si l’on excepte les recherches faites en Chine dans ce domaine (Chimie), les Arabes se montrèrent encore une fois des précurseurs.

 

7. LES EXPLORATEURS ET GÉOGRAPHES ARABES
En ce qui concerne l’Age d’Or de l’Islam, peut-on parler de " Géographes " ou doit-on plus simplement faire référence à des " Voyageurs " et " Marchands " soucieux avant tout de répertorier des pistes de caravanes avec leurs itinéraires et leurs relais précis… et de prospecter de nouvelles régions en raison des potentialités éventuelles qu’elles pouvaient représenter tant en ce qui concerne les nouveaux produits qu’en ce qui concerne les nouveaux clients. La Géographie musulmane fut avant tout une affaire de commerce !
Toutefois il ne faudrait pas non plus négliger certains érudits, tels al-Idrisi, qui s’efforcèrent de parcourir le Monde (et parfois pas simplement le monde musulman) pour en dresser des cartes. Mais là encore, leurs " explorations " avaient un but très pragmatique : Pouvoir, pour toute ville de l’Empire, déterminer la direction de La Mecque afin de savoir comment orienter les Mosquées et dans quelle direction se tourner pour les prières quotidiennes.

 

8. LES GRANDS SCIENTIFIQUES ARABES

Sur cinq siècles, du VIIème au XIIème, ils sont tellement nombreux qu’il nous a fallu les répartir de façon arbitraire par demi siècle et en fonction de celui d’entre eux qui eut le rayonnement le plus important à son époque.
L’Epoque d’al-HAIYAN (avant et de 750 à 800)
L’Epoque d’al-KHWARIZMI (800 à 850)
L’Epoque d’al-RAZI (850 à 900)
L’Epoque d’al-MASUDI (900 à 950)
L’Epoque d’al-BUZJANI (950 à 1000)
L’Epoque d’al-BIRUNI (1000 à 1050)
L’Epoque d’Omar KHAYYAM (1050 à 1100… et après)

 

 DES ÉPICES À TOUT FAIRE...

Dans le précédent Projet, nous avions consacré une place importante aux plantes médicinales locales ( qui poussent en Auvergne ). Ce travail avait été effectué en collaboration avec nos collègues grecs qui eux, avaient étudié les plantes médicinales de Grèce.
Devant l’intérêt manifesté par les élèves et les professeurs, nous avons décidé de consacrer une partie de notre projet actuel aux épices. Cela d’autant plus facilement qu’au Moyen Age, on leur attribuait de nombreuses vertus thérapeutiques et que pour la plupart, provenant du lointain Orient, elles passaient d’abord par les mains des Arabes qui les étudièrent soigneusement afin de pouvoir profiter de toutes les possibilités qu’elles pouvaient offrir.

 

 CONNAIS-TOI TOI-MÊME

Cette partie ne concerne pas l’esprit mais le corps. Quelle connaissance pouvait-on avoir du corps humain au Moyen Age alors que toute dissection était interdite ? Bien plus compétents que les médecins, il y avait les artistes. Le professeur d’Arts Plastiques a choisi d’étudier les différentes représentations du corps humain de l’Antiquité ( en particulier les fameux canons grecs ) jusqu’à la Renaissance ( avec bien évidemment les travaux de Léonard de Vinci ) à travers les œuvres les plus représentatives de la peinture et de la sculpture des grandes civilisations.

 

 FICHES PEDAGOGIQUES

Selon les différents domaines abordés dans les chapitres ci dessus, les professeurs, impliqués dans le projet Socratès-Coménius, ont sélectionné dans ce chapitre quelques fiches pédagogiques correspondant à des petits travaux qu’il est possible de faire réaliser par des élèves de Collège.

 

LE CONTEXTE de notre PROJET "Socratès-COMENIUS"

Socratès

SOCRATES est le programme d'action mis en place par la Communauté européenne dans le domaine de l’éducation.
Les projets scolaires COMENIUS permettent aux établissements de travailler sur un thème d'intérêt commun. Ce type de projets a pour objectif d'impliquer le plus grand nombre possible de classes, en contribuant ainsi à resserrer la coopération entre des classes et des disciplines différentes.


Martine GIRAUD, responsable du projet
Jean GIRAUD, animateur du projet