C'est bien... une semaine à Brioude

( en mai 2000 )

Classe de 5°3



 

Table des matières

C’est bien de sauter à l’eau

C’est bien de manger du pop-corn avant le dîner

C’est bien de ne pas entendre le réveil sonner

C’est bien de mordiller une fleur

C’est bien de dériver au fil de l’eau

C’est bien quand on se perd et qu’il pleut

C’est bien de manger du chocolat la nuit

C’est bien de mettre le pied dans l’eau

C’est bien de marcher sous la pluie

C’est bien de se laisser envelopper par les rayons du soleil

C’est bien d’être éclaboussé dans les raftings

C’est bien de quitter la route goudronnée

C’est bien de mâchonner des fleurs

C’est bien de manger des bonbons le soir

C’est bien de faire une bataille de polochons

C’est bien de se coucher

C’est bien de couler

C’est bien de tomber à l’eau

C’est bien d'écouter les autres dormir

C’est bien de sentir l’odeur du café chaud le matin

 

 

C’est bien quand on se perd et qu’il pleut

C’est bien quand on se perd et qu’il pleut parce qu’on se prend pour un aventurier. Quand on se perd et qu’il fait beau, c’est assez joyeux, mais quand on se perd et qu’il pleut, c’est plus angoissant : l’atmosphère n’est pas la même, il fait plus sombre, les traces se brouillent. Il faut trouver un abri, on croit qu’ensuite, on va publier dans le journal " Des enfants perdus " ou quelque chose comme ça. On s’imagine qu’on va vivre à la dure pendant quelques jours : se construire une cabane, un feu, trouver à manger. On croit même qu’on ira jusqu’à conduire une voiture pour rentrer. Se perdre quand il pleut, c’est amusant même s’il faut marcher beaucoup plus. Quand on sent la force d’une goutte de pluie qui s’écrase sur notre joue ou quand une goutte glisse dans le dos, c’est froid et ça chatouille. C’est bien de se perdre quand il pleut.

Kateline Lacoste

 

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C’est bien de marcher sous la pluie

Il pleut, on marche et il reste beaucoup de chemin à parcourir mais ce n’est pas grave car on est en groupe. On est bien, on s’amuse, on se raconte des blagues, on rit. C’est bien quand l’on sent ses pieds se noyer dans la boue, les goutelettes froides couler dans le dos. Les cheveux trempés " dégoulinent ". On rit pour rien quelquefois. La forêt sent bon.

Emeline Dumas

 

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C’est bien de mâchonner des fleurs

Dans le bois, on ramasse du trèfle. Son goût sucré met l’eau à la bouche. Une fleur poule-ou-coq nous chatouille la jambe, on la cueille et on suce sa liqueur.

Fabien Debarbat

 

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C’est bien de mordiller une fleur

C’est bien de mâcher une fleur. Il faut la couper, on entend un petit bruit sec, on la porte à se lèvres puis on commence par mordiller le bout de la tige. C’est à ce moment précis qu’on en découvre la saveur, différente à chaque fleur : sucrée, acide, douce. Puis, lassé, on la jette et on en ramasse une autre, encore meilleure.

Cyril Roussel

 

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C’est bien de manger du pop-corn avant le dîner.

C’est bien de manger du pop-corn avant le dîner, de le faire craquer sous la dent, de sentir son goût sucré. C’est bien d’avoir mal aux dents et aussi de se faire confisquer ce que l’on mange. C’est bien cet instant où l’on nous surprend en train de dévorer un pétillant pop-corn et où l’on nous dit d’arrêter parce que sinon nous n’allons plus rien manger pendant le repas.

Cindy Richoux

 

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C’est bien de manger des bonbons le soir

Tous les soirs, quand nous sommes couchées, les professeurs partent en réunion. Une fois que nous sommes seules et que les professeurs ne sont plus devant les gîtes pour surveiller si nous nous amusons, nous allumons notre lampe torche puis nous nous levons en cachette pour aller chercher des bonbons. Nous nous recouchons, la lampe torche toujours allumée, nous parlons, nous rigolons et savourons les délicieux bonbons. Tout à coup, une lumière traverse la fenêtre de la chambre. Nous éteignons tout et nous nous recouchons. Quelques minutes plus tard, nous rallumons la lampe torche et continuons de nous amuser. Un peu plus tard, le professeur rentre. Nous éteignons. Il va se coucher. Enfin, nous nous endormons.

Anaïs Venuat

 

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C’est bien de manger du chocolat la nuit.

La nuit, quand on a parlé longtemps avec son camarade de chambre, quand tout la monde dort, quand il n’y a plus de bruit, quand on n’entend plus que le " Hou! Hou! " de la chouette, c’est bien de prendre sa tablette de chocolat en cachette, de l’ouvrir doucement puis d’en casser un morceau ou deux. Laisser fondre le morceau de chocolat dans la bouche. Ne plus penser à rien.

Maxime Caumont

 

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C’est bien de faire une bataille de polochons

Chacun prend un oreiller et monte les escaliers le plus vite possible vers la chambre la plus grande. Tout le monde éprouve une légère anxiété : la peur de recevoir cette chose molle qui fait pourtant mal quand on frappe fort. Quand tout le monde est en haut, les jambes tremblantes, c’est parti : les oreillers volent dans une cohue infernale. Certains nous frôlent la tête, on sent un petit vent quand ils fendent l’air. On frappe quelqu’un dans le dos et, soudain, on tombe : on est sonné. On se relève vite et on écoute un " Ouille !  " : un ami s’est fait mal. Tout le monde s’arrête, lui demande s’il va bien. On est prêt à recommencer mais on entend un bruit de pas. On redescend à toute vitesse dans nos chambres. Certains tombent dans les escaliers mais on est toujours arrivé avant que les professeurs ne rentrent.

Sylvain Dubreuil

 

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C’est bien les batailles de polochons

C’est bien de prendre des coups de coussin. Ils nous assomment et ça fait mal sur le coup. On ne sait plus où l’on est. Une bataille de polochon, c’est bien pour se défouler. C’est bien de déchirer les taies d’oreiller. C’est bien de s’écraser sur les murs, de casser les tringles des rideaux.

Arnaud Dubreuil

 

 

C’est bien d’écouter les autres dormir

On attend ce moment toute la journée : aller se coucher dans des draps froids, bavarder avec sa voisine de chambre, attendre que le professeur s’endorme pour grignoter un petit gâteau et manger des bonbons. C’est bien de se réchauffer dans ses draps, d’écouter les histoires de sa voisine, de se rappeler de vieux souvenirs et de raconter à sa copine des choses que l’on n’a jamais dites à personne. C’est bien d’écouter les autres dormir et le vent qui tape sur la fenêtre. C’est bien de s’endormir en pensant à ce que l’on fera le lendemain matin. C’est bien d’être dans une chambre avec une amie en qui l’on a confiance.

Sarah Lentini.

 

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C’est bien de se coucher

C’est bien quand on est fatigué de la journée de défaire le lit préparé le matin. C’est bien ce moment que l’on attend depuis le réveil : froisser les draps si bien pliés et tendus ; surtout quand on a un ami à qui parler et quelque chose à manger sous la main. C’est bien de s’endormir...

Dorian Depriester

 

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C’est bien de se laisser envelopper par les rayons du soleil

C’est bien de dormir tranquillement alors que ses amies sont déjà réveillées. On rêve qu’on est sur une île dans un hamac, bercé par une douce brise. On écoute claquer les vagues sur les rochers. Le ciel et le soleil sont clairs. Mais quelqu’un ouvre le rideau : un rayon de soleil nous réveille et nous éblouit, nous réchauffant la joue. On entrouvre un oeil et on voit un ciel bleu sans nuage avec un soleil éclatant. On a l’impression d’être encore sur la plage de sable fin. On se laisse envelopper par les doux rayons du soleil. Les cris stridents des mouettes empêchent de se laisser aller à la rêverie. On s’étire et on s’éveille complètement. On comprend qu’on n’est pas sur une île paradisiaque : ce sont deux camarades de classe qui par leur rire perçant cherchent à nous tirer de notre profond sommeil. Néanmoins, le soleil et la chaleur nous incitent à nous lever et à nous préparer pour une matinée de rafting.

Leïla El Kouil

 

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C’est bien de quitter la route goudronnée

C’est bien de quitter la route goudronnée pour les petits chemins caillouteux et glissants. C’est bien de tomber en posant le pied sur un caillou, gros ou petit, lisse ou non. C’est bien de jeter une petite pierre pour créer des éboulements miniatures.

Benoît Espinasse

 

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C’est bien de sauter à l’eau

On sent la fraîcheur de l’eau qui passe sous la combinaison, les vagues qui nous soulèvent, le courant qui nous emporte vers des lieux où l’eau est plus calme, plus chaude, plus profonde. Quand on est dans l’eau, on aperçoit un héron et de multiples oiseaux connus. Lorsqu’on sort de l’eau, on a envie d’y retourner tellement on se sent bien.

Mathieu Henri

 

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C’est bien de couler

C’est bien de couler, quand on sent l’eau qui pénêtre lentement dans ses chaussures et qui mouille les chaussettes, c’est bien de couler quand il fait chaud et qu’on a besoin d’eau fraîche pour se détendre.

Nicolas Poncin

 

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C’est bien d’être éclaboussé dans les raftings

C’est bien de sentir un léger vent dans la figure dans les rapides.
C’est bien lorsque l’on passe d’un plat très calme à des rapides très agités.
C’est bien l’impression d’être englouti par de grosses vagues : on ressort trempé, mais heureux.
C’est bien de s ’amuser, de pagayer, d’être éclaboussée et de rire.

Sophie Chauvel

 

 

C’est bien de se laisser emporter par les vagues sur un rafting

C’est bien de sentir la combinaison toute trempée coller à la peau quand on l’enfile. C’est bien d’avoir la figure éclaboussée ou bien d’être propulsée dans le rafting par les vagues qui nous bondissent dessus. C’est bien de se jeter dans l’eau froide, de flotter comme un bouchon de pêche et de se laisser emporter par le courant.

Coralie Pierre

 

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C’est bien de tomber à l’eau

Quand on tombe à l’eau, on sent l’eau froide qui coule dans le dos, la fraîcheur qui éclabousse le visage. Une fois remonté dans le canoë, on a froid, on grelotte. On fait des grimaces mais on ne peut pas s’empêcher de sourire jusqu’aux oreilles.

Lucie Pinatel

 

 

C’est bien de tomber à l’eau

Au début, avant de rentrer dans le rafting, on enfile sa combinaison. Cela fait tout drôle car c’est la première fois. Elle est un peu mouillée, elle colle à la peau. Au début, dans le rafting, tout le monde a peur soit de tomber à l’eau soit de de se faire mal. Il fait chaud, la sueur nous coule dans le cou. C’est bien de tomber à l’eau. On a froid puis on se réchauffe. On est bien dans sa peau.

Laurette Pichelingat

 

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C’est bien de mettre le pied dans l’eau

C’est bien de mettre le pied dans l’eau. Le pied frôle l’eau, la basket commence à se mouiller mais pas le pied. L’eau s’infiltre à travers la basket. L’eau est tellement froide qu’une sensation inconfortable passe à travers tout le corps. Pendant trois ou quatre secondes, le pied a du mal à s’habituer à la température. Il finit par s’habituer et c’est très agréable.

Benoît Delage

 

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C’est bien de dériver
au fil de l’eau

C’est bien d’arrêter de ramer, quand on rentre la pagaie à l’intérieur du bateau. Le bruit du dernier rapide s’étouffe petit à petit, pas à pas. On a l’impression d’aller lentement au bout du monde, on se laisse porter par le courant.

Maxence Massé

 

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C’est bien de ne pas entendre le réveil sonner

C’est bien de ne pas entendre le réveil sonner pour se lever, s’habiller, déjeuner et aller au collège. C’est bien de se retrouver dans ses draps chauds, d’entrevoir un rai de lumière à travers les volets, d’écouter les oiseaux chanter, de se sentir en sécurité.
C’est bien de sentir l’odeur du chocolat chaud qui traverse sa porte de chambre, d’éprouver un léger frisson quand on ouvre les yeux. C’est bien d’être sur son oreiller douillet et de se laisser emporter par son imagination.

Maïlys Mourier

 

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C’est bien de sentir l’odeur du café chaud le matin

Ca change quand le réveil ne sonne pas un jour d’école et que l’on a le temps de savourer le petit déjeuner.
Depuis son lit, on se sent chez soi avec la bonne odeur du café chaud, le frémissement du lait en train de bouillir, le petit bruit sec du sachet de "Grilletine " que l’on ouvre.
On adore, avant de déjeuner, pouvoir regarder son grand-père qui lit le journal.
On aime aussi ausculter son délicieux sachet de biscottes. On est certain que l’on se souviendra quand on sera grand-mère ou grand-père que c’était des "Grilletines" au froment avec "croustillantes" inscrit en jaune fluo sur l’emballage.
C’est bien de pouvoir prendre le temps de faire les choses.
C’est vraiment bien de ne pas aller à l’école un jour d’école.

Carole Fournet

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