| A quel moment cueillir les plantes ?
Il est toujours préférable de procéder à la récolte par un temps
sec et chaud.
Les plantes mouillées de pluie ou de rosée s’altèrent, moisissent,
fermentent et perdent de toute façon toute valeur thérapeutique. Le
matin est le moment le plus favorable, mais on peut toutefois cueillir
aussi le soir, avant la fraîcheur.
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| Comment procéder à la cueillette ?
Il vaut mieux cueillir les plantes sauvages, dans la mesure du
possible, dans un lieu peu fréquenté : les plantes destinées à
être séchées ne doivent en aucun cas être lavées, et il faut donc
éviter de cueillir les plantes poussiéreuses des bords des chemins
fréquentés ou celles situées en bordure de champs cultivés, qui ont
pu être souillées par les engrais chimiques fraîchement répandus. C’est
peut être uniquement pour ces simples raisons que les sorciers de jadis
affectionnaient les clairières solitaires, les endroits inaccessibles,
les mares cachées au plus profond des bois pour y effectuer leurs
cueillettes. Il faut choisir uniquement des plantes saines et éliminer
impitoyablement les plantes flétries, tachées, décolorées, mangées
par les insectes ou poussant à proximité des champignons. Tout en
effectuant la cueillette, il est très simple d’éliminer les débris
divers ( mousses, feuilles, brindilles ) afin de ne conserver que les
plantes qui intéressent : le tri serait plus difficile à
effectuer par la suite.
On vérifie avec soin que d’autres plantes ne soient pas mêlées à
celles qu’on désire cueillir ( la présence d’une plante dangereuse
peut avoir des conséquences graves ).
En règle générale, il ne faut d’ailleurs pas mélanger les plantes
de différentes espèces pendant la cueillette.
Pendant tout le temps que dure la cueillette, il est très simple de
prendre garde à ne pas écraser ni comprimer les plantes :
entassées sans soin, celles-ci risquent de se faner ou de subir un
début de fermentation.
L’idéal reste le grand panier de vannerie légère.
Les racines sont les seules parties de la plante qui peuvent, mais
doivent être lavées. Les passer à l’eau claire courante très
méticuleusement, afin d’éliminer toute trace de terre.
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| Comment sécher les plantes ?
En dehors des plantes qui s’utilisent fraîches, il est nécessaire
de faire sécher très soigneusement celles qu’on désire conserver.
Il est très important que ce séchage se fasse rapidement, afin d’éviter
l’altération des plantes, leur fermentation et la perte de leurs
principes actifs. Les plantes seront mises à sécher sur les claies de
façon que l’air circule librement. On peut encore les suspendre en
guirlandes, à l’aide de fils. L’idéal serait de faire sécher les
plantes à l’ombre par temps chaud, dans un endroit vaste et bien
ventilé : grenier, grange, hangar. Dans les régions pluvieuses,
on peut commencer le séchage à four très doux, puis laisser les
plantes achever leur dessiccation complète sur les claies dans un
grenier sec et bien aéré. De même, les organes charnus d’une plante
seront de préférence séchés par ce procédé.
Bien vérifier que la température du four ne dépasse pas 20 à 40°C,
afin de ne pas les altérer ou même les cuire.
L’opération du séchage a pour but d’enlever aux plantes l’eau qu’elle
renferment : il est évident que le mode de dessiccation sera
variable selon les parties de la plante à conserver, l’eau n’étant
pas répartie de la même façon ni dans les mêmes proportions dans les divers organes de la plante.
- Les racines et les rhizomes, débarrassés de leur parties
abîmées, lavés avec un soin méticuleux, seront épongés, puis
coupés en tranches, en lanières ou fendus suivant leur dimension.
Ils seront mis à sécher au soleil ou au four.
- Les tiges, les écorces et le bois sécheront au soleil, à l’air
libre et sec, ou encore au four doux.
- Les feuilles et les plantes entières seront disposées sur des
chaises, à l’ombre, dans un endroit chaud et très bien ventilé.
Les feuilles doivent être mondées. Cette opération peut s’effectuer
avant ou après le séchage.
- Les fleurs et les sommités fleuries sont assez difficiles à
traiter ( il en est de même de certaines feuilles : verveine
ou menthe, par exemple ). Il est important de conserver leur
couleur, ce qui est assez délicat. Le mieux est de les déposer à
l’ombre sur des claies à 20-25°C et en prenant la précaution de
les recouvrir de papier gris, afin de préserver leur couleur.
- Les fruits charnus (airelles, baies de genévrier ) seront
séchés au soleil ou au four chaud.
- Les semences : bien les étaler sur une feuille de papier et les
faire sécher à l’air libre en remuant souvent.
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Comment garder les plantes séchées ?
Les vieilles prescriptions d’une des œuvres anonymes de l’école
de médecine de Salerne, "l’Antidotaire", sont toujours
valables : " Veillez que les racines, semences et
herbes soient cueillies au bon moment et serrées en un lieu
convenable pour que ni la fumée ni l’humidité ne les corrompent ".
Les plantes séchées, lorsqu’il ne reste plus aucune trace d’humidité,
se rangent soigneusement et séparément dans des récipients portant le
nom de la plante et la date. Il faut choisir des boites ou des bocaux
propres, n’ayant pas contenu précédemment un produit dont il aurait
gardé l’odeur, et fermer hermétiquement. Les plantes achetées en
vrac chez l’herboriste, ou dont l’emballage est un simple carton,
doivent être rangées de la même façon dans les récipients
hermétiques.
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