Pissenlit

H e r b i e r
FAMILLE des : Composeés

NOM SCIENTIFIQUE : Taraxacum Dens-leonis
NOM FRANÇAIS : Pissenlit
NOMS VULGAIRES : Dent de Lion, Laitue des Chiens, Salade de Taupe, Tête de Moineau
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 09/02/2001 Montluçon
HABITAT : jardins, champs
PROPRIÉTÉS, USAGES : Tonique, Dépuratif, Cholagogue

Description :

Le pissenlit est une plante vivace, à souche épaisse, à racine longue, fusiforme, de la grosseur d'un doigt, brune, rougeâtre. Les feuilles, disposées en rosette, à la base de la plante, sont profondément divisées avec des lobes plus ou moins aigus et dentés, d'un beau vert. Les fleurs jaunes, visibles de mai à novembre, sont groupées en larges capitules terminaux à l'extrémité des pédoncules. L'ensemble des fruits forme une boule légère duveteuse dont les aigrettes s'envolent au premier vent.

Culture et récolte :

Le pissenlit est assez répandu à l'état sauvage pour qu'il ne soit pas nécessaire de le cultiver ; on peut cependant en semer ( préférer les graines de pieds sauvages pour la récolte de la racine la deuxième ou la troisième année). Le pissenlit est peu exigeant quand à la nature du sol ; il ne réclame que des sarclages et une fraîcheur constante pendant l'été.
Il faut cueillir les feuilles du pissenlit au printemps pour les manger. Les grandes feuilles de l'été ainsi que les fleurs servent à préparer des tisanes. On cueille ses racines du début de l'été à la fin de l'automne.

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Un peu d’histoire :
Sa sève laiteuse a été considérée comme un spécifique des maladies de la vue (ce qui lui a valu son nom scientifique formé de deux noms grecs : taraxis ( trouble des yeux ) et akeumai ( guérir ), mais on ne retint finalement que ses remarquables propriétés diurétiques que traduit assez clairement son nom populaire.
L'espèce n'était guère connue des Grecs et des Latins, ce qui laisse supposer qu'elle a été ramenée en Europe du sud-ouest par les Barbares.
En 1600, Olivier de Serres, reprenant les indications de ses contemporains ou rapportant un usage campagnard, écrit que les fleurs du "Pisse-en-lict... prinses en breuvage, sont bonnes contre la jaunisse." En 1716 , Dom Nicolas dit que le pissenlit "...passe pour une des principales plantes hépatiques, c'est à dire qui ont la vertu de corriger et de rétablir le vice de la masse du sang". La plupart des médecins, ensuite reconnaissent à cette herbe une évidente action cholagogue et Bergius assure en 1778, que la racine cuite dans du petit lait se montre très efficace contre les calculs biliaires quand les autres médicaments ont échoué. Les modernes, s'ils ont montré que le suc du pissenlit accroît la sécrétion de la bile en provoquant des contractions de la vésicule, ne font, en vérité, que préciser les observations des vieux empiristes.

 

Usages :
Au printemps, faire une cure de pissenlits en salade pour remettre l'organisme à neuf et le débarrasser des déchets accumulés par la nourriture lourde de l'hiver.
En tisane, ses feuilles et sa racine ( fraîches ou séchées ) sont toniques, dépuratives, cholagogues, stomachiques et légèrement laxatives. Elles stimulent la vésicule, drainent le foie et les reins, éliminent le cholestérol, l'urée et l'acide urique, d'où leurs indications contre la congestion hépatique, la jaunisse, la paresse d'estomac, les rhumatismes, la goutte, la constipation, les troubles circulatoires, la cellulite.
La décoction de plantes séchées se prépare en mettant à tremper à froid pendant deux heures dans un litre d'eau 20 à 30 g. de feuilles et autant de racine coupée en morceaux ; chauffer ensuite à feu doux jusqu'à ébullition ; laisser bouillir seulement quelques secondes puis infuser quinze à vingt minutes ; trois ou quatre tasses par jour, un quart d'heure avant les repas.

Projet Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry  (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
Coordonnatrice du Projet : Melle BANKO Martine. Animateur du Projet : Mr GIRAUD Jean
Auteur du document : Mr MATHONNIERE Pierre.  Créateur de la page Web : Mr OLLIER Jean Pierre