Noyer

H e r b i e r
FAMILLE des : Juglandacées

NOM SCIENTIFIQUE : Juglans regia
NOM FRANÇAIS : Noyer
NOMS VULGAIRES : Arbre au sommeil, Gland de Jupiter, Gauquier
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 05/06/2000 Montluçon
HABITAT : jardin
PROPRIÉTÉS, USAGES : Astringent, Hypoglycémiant

 

Description :

Arbre haut parfois de 25 mètres, tout couvert de vastes feuilles composées, qui fleurit en avril-mai et dont les fruits mûrissent en automne. Les noix sont entourées d'une épaisse enveloppe verte et brune qui tache les mains et qu'on appelle brou de noix.

Culture et récolte :

Les feuilles sont récoltées avant mi-juillet et séchées rapidement à l'ombre à 35° maximum.
Le brou doit être ramassé à la chute des fruits et mis à sécher à l'ombre ( il noircit en vieillissant ).

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Un peu d’histoire :
Importé de Perse par les Romains, il était cultivé par les Grecs plusieurs siècles avant Jésus-Christ. Le noyer est véritablement un arbre royal : c'est d'ailleurs ainsi que les anciens Grecs l'appelaient. Chez les Latins, il était consacré au plus puissant des dieux, à Jupiter lui-même ( le nom de Juglans, que les botanistes lui donnent encore, est la contraction de Jovis Glans, "gland de Jupiter" ).
Au Moyen-Age, on espérait naïvement guérir les maladies vénériennes, en particulier la syphillis, avec la "tisane de Pollini", un décocté de brou de noix.
C'est le maître lui-même de Saint-François d'Aquin, le théologien dominicain Albert le Grand, qui a découvert, dans la noix, un remède contre la calvitie.
En 1810 dans son cours de botanique médicale comparée, Bodart parle d'un végétal précieux et injustement abandonné. En 1961, dans ses Leçons de biologie dans un parc, le professeur Binet écrit : "chose curieuse, aucun traité de bactériologie, de chimie végétale, de matière médicale, de chimiothérapie ou d'antibiotiques ne mentionne l'activité antibiotique de ses feuilles fraîches dans le traitement du charbon ; la feuille de noyer est tombée dans l'oubli. Pourquoi ?".
Usages :
Les feuilles s'emploient intérieurement et extérieurement, en décoction. Les doses sont variables ( 20 à 30 grammes de plantes par litre d'eau pour l'usage interne, 50 à 60 grammes pour l'usage externe ), mais la façon de procéder reste la même : faire macérer les feuilles dans l'eau froide pendant au moins deux heures ; chauffer ensuite lentement jusqu'à ébullition ; laisser bouillir deux minutes et infuser quinze minutes.
Contre les affections de la peau ( eczéma, dartre, prurit ), l'anémie, les rhumatismes, la goutte, les affections pulmonaires, l'engorgement des voies digestives, la transpiration excessive des mains et des pieds, les sueurs nocturnes : boire 2 ou 3 tasses de décoction par jour, en dehors ou pendant les repas comme boisson.
A l'extérieur, la décoction renforcée s'emploie en bains ( cinq à dix minutes) contre les engelures, les mains rouges et aussi la transpiration excessive des mains et des pieds ( dans ce dernier cas, après le bain, se frictionner avec de l'alcool à 90° ); en lotions ou compresses contre les affections de la peau, l'irritation des paupières, les orgelets, les ampoules, les ulcères variqueux.
Si l'on en humecte matin et soir les cils et les sourcils, elle en active la croissance ( Matthiole disait déjà que les noix mâchées "si on en frotte la tête, remplissent de poil les places vides" ).

Projet Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry  (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
Coordonnatrice du Projet : Melle BANKO Martine. Animateur du Projet : Mr GIRAUD Jean
Auteur du document : Mr MATHONNIERE Pierre.  Créateur de la page Web : Mr OLLIER Jean Pierre