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Millepertuis |
H e r b i e r |
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Description : |
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Un peu d’histoire : Dioscoride affirme : "L’essence et la résine que renferment les sommités fleuries de la plante en font un antiseptique très utile dans le traitement des plaies, des ulcères et des brûlures". "Son nom vient du Grec "hyper" ( dessus ) et "eikon" ( image ) car cette plante est au-dessus de tout ce qui est imaginable". Le millepertuis est le prestigieux et terrible Fuga daemonum du Moyen-Age : l’herbe qui mettait en fuite des légions de Satan et obligeait les sorcières à avouer leur pacte maudit. D’innombrables rituels de millepertuis sont décrits pour guérir les possédés, pour exorciser les maisons, les étables, les champs. A l'époque de la Renaissance, les partisans de la théorie des signes voulurent voir dans ses feuilles "perforées", mais "cicatrisées", le signe qui indiquait ses propriétés cicatrisantes. Dans de nombreux pays, on accroche chaque année une branche de millepertuis à la porte des maisons le jour de la Saint Jean-Baptiste et on donne à boire ou à respirer aux possédés. On le faisait entrer dans les innombrables mixtures, baumes et onguents destinés à combattre goutte, rhumatismes, humeurs froides, brûlures et surtout à panser les plaies. Ambroise Paré l’utilisait couramment et les traités le qualifiaient de " remèdes précieux pour les blessures profondes et celles qui traversent le corps ". |
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| Usages : Le millepertuis est un bon balsamique dont les affections catarrhales pulmonaires chroniques sont la principale indication. On l’utilise également pour l’asthme et la cystite chronique en infusion de 15 à 30 grammes de plante sèche pour un litre d’eau bouillante ; 2 à 3 tasses par jour. C’est en usage externe que le Millepertuis est particulièrement précieux. Ses vertus vulnéraires n’ont rien d’usurpé. On l’emploie sous forme de macération huileuse, sur les brûlures, les ulcères, les plaies diverses. Le millepertuis dont le traitement des brûlures est le premier usage externe, calme la douleur et favorise remarquablement la réparation des tissus. Pour préparer le baume il faut faire macérer au soleil pendant 6 à 8 semaines, en agitant souvent le flacon, 500 gr. de fleurs fraîches dans un litre d’huile d’olive, puis filtrer ; à garder en bouteille bien bouchée. |
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Projet
Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules
Ferry (Montluçon) |
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