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Lierre |
H e r b i e r |
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Description : |
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Un peu d’histoire : Les médecins utilisent le lierre terrestre depuis l'Antiquité. Galien le disait âcre, chaud et mordant, capable de guérir toutes les affections des poumons. Dioscoride le recommandait en cure de 40 jours contre la sciatique et l'arthrose des hanches. Au début de notre ère, les Vikings et les Celtes s'en servaient pour clarifier et conserver la bière. André de Laguna, médecin espagnol du XVIe siècle dit à propos du lierre que sentir son odeur et boire son jus perturbe autant la raison que boire le vin, c'est peut-être pour cela que les sacrificateurs de Bacchus, le dieu romain du vin, se faisaient couronner avec des feuilles de lierre. Le lierre terrestre figurait à l'époque carolingienne dans un recueil de recettes médicinales intitulé "Contre toutes les fièvres". On l'employait aussi bien contre les affections des bronches et des poumons en général, que contre les maux de tête, les douleurs du ventre, les crachements de sang, les plaies ouvertes et les hémorragies internes. Vanté au XVIe siècle contre les plaies externes et internes et même, plus tard contre la folie ( on imbibait des feuilles de papier buvard de la décoction qu'on appliquait sur le crâne rasé des malheureux déments ! ). Le lierre terrestre ne fut célébré que plus tardivement pour son action salutaire des muqueuses des voies respiratoires, bien qu'Olivier de Serres affirmait déjà en 1600 que son jus, pris par le nez, " guérit la puanteur et la défluxion d'iceluy " et " purge aussi les cerveaux ". |
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| Usages : Il est recommandé en cas de bronchite ( 5g en infusion dans une tasse de 100 cc de lait bouillant ; laisser infuser 10 à 15 minutes ; à boire au coucher ) car il favorise l'expulsion des crachats ; pour les catarrhes pulmonaires, l'asthme, la coqueluche ( 40 à 50 g de plante séchée pour un litre d'eau ; tremper à froid pendant quelques minutes, puis chauffer jusqu'à l'ébullition, ne pas faire bouillir et laisser infuser 10 à 15 minutes ; 3 à 4 tasses par jour entre les repas ). Cette infusion est préconisée également en raison de son action sur les muqueuses, contre la gastrite, l'entérite, les troubles hépatiques et urinaires, et en général, tous les dérangements intestinaux. A l'extérieur, l'infusion s'emploie en inhalation contre les rhumes de cerveau et les affections des voies respiratoires ; en gargarismes et bains de bouche pour les maux de gorge et l'inflammation des muqueuses buccales ; en lotions et compresses pour nettoyer les plaies suppurées et les ulcères. |
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Projet
Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules
Ferry (Montluçon) |
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