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Gui |
H e r b i e r |
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Description : |
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Sa croissance est parfaitement dichotomique : chaque rameau produit une
nouvelle ramification chaque année. Il suffit donc de calculer le nombre
des ramifications pour connaître l'âge de la touffe. Le gui peut
atteindre 30 à 40 ans. Quand aux feuilles, elles tombent lorsqu'elles ont
deux ans environ, mais sans tenir compte du cycle des saisons, de sorte
que chaque feuille vit indépendamment de sa voisine. La touffe renouvelle
donc ses feuilles en permanence et l'arbre reste toujours feuillé, été
comme hiver.Commun dans toute l'Europe, le gui est parasite d'un grand nombre d'arbres
( pommier, peuplier...) mais il se fixe rarement sur le chêne et le
châtaignier. La baie du gui se colle sur les branches, les oiseaux ( la fauvette à béret vert et la grive ) assurent le transport de ses graines. Les feuilles sont récoltées en août, septembre, avant la formation des fruits ; séchez-les en couches minces dans des endroits secs.
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Un peu d’histoire : Le culte de ce semi-parasite éternellement vert et prospère remonte à la nuit des temps. Le gui de chêne ou de châtaignier était vénéré chez les celtes, les germains, les grecs, les romains. Partout la plante se trouvait associée à une multitude de légendes et de traditions populaires. La cueillette du gui, était, dans le culte druidique, l'objet de grandes solennités. Elle se faisait quand la lune est dans son sixième jour de croissance à la période du solstice d'hiver, c'est à dire aux environs de Noël : depuis cette époque, le gui est toujours présent chez nous à Noël et au jour de l'An. En tranchant la touffe de gui, l'officiant clamait : "O ghel an hem", c'est à dire :"Le blé germe", car le solstice d'hiver est le temps où le soleil va renaître et la nature avec lui. C'est cette expression celtique qui, de déformation en déformation a donné au Moyen Age, lorsque le sens profond du rite s'était perdu, le célèbre "au gui l'An neuf !". Pourquoi le sixième jour ? parce que depuis les Chaldéens, le sixième jour était sacré ; dans la Bible aussi, Dieu crée l'homme au sixième jour. |
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| Usages : Dans la médecine d'autrefois, il était l'antispasmodique type, spécifique de l'épilepsie, des convulsions, de l'apoplexie. Actuellement il est utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, dans l'artériosclérose, les troubles nerveux du cœur, les hémorragies, l'hémoptysie ( 20 grammes de feuilles coupées en morceaux pour un demi litre d'eau ; faire macérer à froid toute la nuit et boire dans la journée 2 à 3 verres par jour avant les repas ). A l'extérieur, les cataplasmes chauds de feuilles et de baies, bouillies quelques minutes dans de l'eau ou du lait, calment les douleurs de la goutte et des rhumatismes. |
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Projet
Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules
Ferry (Montluçon) |
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