Gui

H e r b i e r
FAMILLE des : Loranthacées

NOM SCIENTIFIQUE : Viscum Album
NOM FRANÇAIS : Gui
NOMS VULGAIRES : Gillon, Verguet, Bois de la Sainte-Croix
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 20/11/2000 Montluçon
HABITAT : tronc de Chêne
PROPRIÉTÉS, USAGES : Antispasmodique, Hypotenseur

Description :

Le gui est un arbrisseau semi-parasite s'implantant sur l'écorce des arbres. Sa tige s'enfonce dans le bois de la branche qui le supporte, formant une sorte de suçoir. Cette tige, de 40 à 80 centimètres, se divise dès la base en de nombreux rameaux articulés, diffus, rudes au toucher qui forment une touffe globuleuse. Les feuilles, opposées, épaisses, charnues, oblongues, vert jaunâtre, sont marquées de nervures parallèles. Les fleurs, vert jaunâtre, sont groupées à l'aisselle des feuilles, elles donnent des fruits ronds, blancs, charnus, qui renferment une ou deux graines.

Culture et récolte :

Le gui puise dans l'arbre la sève nutritive, sans avoir abandonné pour autant la capacité de faire la photosynthèse, donc de s'alimenter de manière autonome : ce n'est donc qu'un semi- parasite.
Cet arbre miniature est en effet dépourvu de racines et n'a par conséquent aucune chance de se fixer dans le sol. Il pousse extrèmement lentement, de sorte qu'il est impossible de connaître son âge en calculant les cernes de son petit tronc, comme on le fait pour la plupart des arbres et arbustes.

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Sa croissance est parfaitement dichotomique : chaque rameau produit une nouvelle ramification chaque année. Il suffit donc de calculer le nombre des ramifications pour connaître l'âge de la touffe. Le gui peut atteindre 30 à 40 ans. Quand aux feuilles, elles tombent lorsqu'elles ont deux ans environ, mais sans tenir compte du cycle des saisons, de sorte que chaque feuille vit indépendamment de sa voisine. La touffe renouvelle donc ses feuilles en permanence et l'arbre reste toujours feuillé, été comme hiver.Commun dans toute l'Europe, le gui est parasite d'un grand nombre d'arbres ( pommier, peuplier...) mais il se fixe rarement sur le chêne et le châtaignier.
La baie du gui se colle sur les branches, les oiseaux ( la fauvette à béret vert et la grive ) assurent le transport de ses graines. Les feuilles sont récoltées en août, septembre, avant la formation des fruits ; séchez-les en couches minces dans des endroits secs.

 

Un peu d’histoire :
Le culte de ce semi-parasite éternellement vert et prospère remonte à la nuit des temps. Le gui de chêne ou de châtaignier était vénéré chez les celtes, les germains, les grecs, les romains. Partout la plante se trouvait associée à une multitude de légendes et de traditions populaires.
La cueillette du gui, était, dans le culte druidique, l'objet de grandes solennités. Elle se faisait quand la lune est dans son sixième jour de croissance à la période du solstice d'hiver, c'est à dire aux environs de Noël : depuis cette époque, le gui est toujours présent chez nous à Noël et au jour de l'An. En tranchant la touffe de gui, l'officiant clamait : "O ghel an hem", c'est à dire :"Le blé germe", car le solstice d'hiver est le temps où le soleil va renaître et la nature avec lui. C'est cette expression celtique qui, de déformation en déformation a donné au Moyen Age, lorsque le sens profond du rite s'était perdu, le célèbre "au gui l'An neuf !".
Pourquoi le sixième jour ? parce que depuis les Chaldéens, le sixième jour était sacré ; dans la Bible aussi, Dieu crée l'homme au sixième jour.
Usages :
Dans la médecine d'autrefois, il était l'antispasmodique type, spécifique de l'épilepsie, des convulsions, de l'apoplexie.
Actuellement il est utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, dans l'artériosclérose, les troubles nerveux du cœur, les hémorragies, l'hémoptysie ( 20 grammes de feuilles coupées en morceaux pour un demi litre d'eau ; faire macérer à froid toute la nuit et boire dans la journée 2 à 3 verres par jour avant les repas ). A l'extérieur, les cataplasmes chauds de feuilles et de baies, bouillies quelques minutes dans de l'eau ou du lait, calment les douleurs de la goutte et des rhumatismes.

Projet Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry  (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
Coordonnatrice du Projet : Melle BANKO Martine. Animateur du Projet : Mr GIRAUD Jean
Auteur du document : Mr MATHONNIERE Pierre.  Créateur de la page Web : Mr OLLIER Jean Pierre