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Genêt
à balais
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H e r b i e r
FAMILLE des : Papilionacées
NOM SCIENTIFIQUE : Sarothamnus Scoparius
NOM FRANÇAIS : Genêt à balais
NOMS VULGAIRES : Spartier à balais, Jumette, Juniesse, Genettier
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 02/04/2000 Domérat
HABITAT : lieux incultes, bords de routes
PROPRIÉTÉS, USAGES : Diurétique, Tonicardiaque
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Description :
C’est une plante vivace de 60 centimètres à deux mètres de
hauteur, abondante dans toute la France, plus particulièrement dans les
lieux incultes sur les sols siliceux tandis qu’elle est rare dans les
régions calcaires.
On reconnaît le genêt à balai grâce aux caractères suivants :
feuilles peu nombreuses à 3 folioles ; calice à 2 lèvres
distinctes, courtes, la supérieure à 2 dents, l’inférieure à 3
dents ; style très long, contourné en cercle ; carène
pendante, rameaux étroits et souples, très allongés, très anguleux.
Le fruit est une gousse velue, noire à maturité, à graines luisantes.
Culture et récolte :
Le genêt est une plante très décorative qui se reproduit facilement
à partir de graines récoltées peu avant la maturité quand la gousse
est bien sèche. Il faut les semer à la volée, en surface d’un sol
bien propre, puis repiquer les plus beaux plants quand ils ont acquis une
certaine vigueur.
On utilise les fleurs et les jeunes rameaux.
On cueille les fleurs vers la fin du printemps peu avant la floraison
complète ; quelques semaines plus tard, les rameaux.
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Un peu d’histoire :
Lors de la fuite en Egypte, raconte la légende, toutes les plantes
écartaient leurs rameaux pour laisser passer la Vierge Marie portant l’enfant
Jésus et les refermaient derrière elle pour cacher sa piste aux soldats
de Hérode ; une seule resta insensible et raide, le genêt, et c’est
pourquoi il fut condamné à demeurer dur et sec jusqu’à la fin des
temps...
Madame Fouquet, célèbre au XVIIIème siècle débarrassa en 1701 le
maréchal de Saxe d’une hydropisie contre laquelle la science des
meilleurs médecins s’était relevée vaine, avec un vin de cendre de
genêt.
L’observation des bergers d'Auvergne qui avaient remarqué que les
moutons ayant brouté du genêt résistaient aux morsures de vipères s’avère
exacte puisque on a isolé une substance extraite du genêt : la
spartéine qui rend inoffensif le venin de vipère.
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Usages :
On lui reconnaît depuis
toujours une efficace action tonicardiaque ; cette propriété est
utilisée par l’industrie pharmaceutique qui en retire divers
alcaloïdes fort précieux dont le principal est la spartéine, substance
tonicardiaque remarquable, modératrice, régulatrice et protectrice du cœur.
En tant que diurétique contre l’hydropisie, l’œdème, l’albuminurie,
l’insuffisance rénale, la néphrite, l’urémie ; les affections
des voies respiratoires, urinaires, l’engorgement intestinal, le mauvais
fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire : on utilise soit
les cendres de la plante entière ( faire brûler et recueillir les
cendres ; 30 à 60 grammes de cendres dans un litre de vin blanc , 3
à 5 verres par jour ) soit leurs fleurs fraîches ou séchées ( 25
grammes pour 1 litre d’eau bouillante, 2 à 4 tasses par jour ).
L’action des fleurs de genêt sur la sécrétion urinaire se combine
avec de légers effets cardiotoniques et analgésiants.
On obtient aussi une excellente tisane diurétique, stomachique,
digestive, tonique en procédant ainsi : mettre dans 750 grammes d’eau,
15 grammes de fleurs de genêt, 15 grammes de racine de pissenlit, 15
grammes de baies de genièvre ; faire bouillir jusqu'à réduction d’un
tiers ; boire 2 à 3 tasses dans la journée.
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