Coquelicot

H e r b i e r
FAMILLE des : Papaveracées

NOM SCIENTIFIQUE : Papaver Rhæas
NOM FRANÇAIS : Coquelicot
NOMS VULGAIRES : Pavot des Champs, Pavot Rouge, Ponceau
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 20/07/2000 Domérat
HABITAT : Champs
PROPRIÉTÉS, USAGES : Béchique, Hypnotique léger

Description :
Le coquelicot est une plante annuelle à racine pivotante, fibreuse, blanchâtre. La tige, de 50 à 70 centimètres est cylindrique, rameuse, dressée, fragile, couverte de poils rudes. Les feuilles, alternes, sont profondement divisées en segments étroits, allongés, aigus et dentés, velus, d'un vert plus ou moins foncé, parfois jaunâtres. Les fleurs, grandes, d'un beau rouge vif, solitaires à l'extremité des rameaux, sont visibles de mai à septembre. Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui renferme un grand nombre de petites graines brûnatres.

Culture et récolte :

Originaire de la Méditerranée orientale, le coquelicot préfère les sols calcaires, abondant surtout dans les moissons où il fait partie des mauvaises herbes. On le trouve aussi le long des sentiers, dans les terrains incultes ou récemment défrichés.
On utilise en médecine les pétales et les capsules séchés. Les premiers, récoltés à épanouissement complet, sont étalés sur des feuilles de papier ou des toiles et séchés le plus rapidement possible dans un endroit chaud, sec et aéré. Dès qu'ils sont bien secs, on les met en récipients clos, à l'abri de la lumière et de l'humidité et l'on ferme hermétiquement.
Les capsules doivent être récoltées à maturité compléte: elles sont alors à peu près sèches et leur dessication se poursuit sans peine.

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Un peu d’histoire :
Les Grecs et les Romains de l'Antiquité le consommaient déjà en salade.
Malgré sa couleur écarlate, symbole de vitalité, de tout temps on l'associe au sommeil. D'après la mythologie, Morphée touchait d'un coquelicot ceux qu'il voulait endormir.
Jusqu' au XVIe siècle, on l'appela " coquerico ", comme le coq, cela parce que la couleur éclatante de sa fleur évoquait la crête du roi de la basse-cour et que celui-ci avait reçu pour nom l'onomatopée imitant son chant. Puis, pour éviter les confusions et aussi parce que c'était plus facile à prononcer, il devint " coquelicot ".
Cependant son histoire commence bien avant ces péripéties linguistiques. Les Egyptiens en font des guirlandes ( on en a trouvé dans les tombeaux du temps des pharaons ) et utilisent ses graines comme condiment, imités plus tard par les grecs et les romains qui les mêlent à leurs gateaux tant par goût que par hygiène car elles ont, selon Dioscoride, la vertu de "lâcher modérément le ventre". Quand aux fleurs, elles ont leur place en médecine sous forme de sirop dont "les médecins-savants se servent grandement aux pleurésies, à leur grand honneur et au profit des patients" , écrit Matthiole.
Usages :
Aujourd'hui encore, ce sont surtout les fleurs qu'on utilise. On les prend en infusion ( 5 à 10 g pour un litre d'eau, 4 à 5 tasses par jour ) contre les rhumes, les catarrhes, les bronchites, les angines, l'asthme, les coliques, les insomnies.
Le coquelicot facilite la transpiration, apaise la toux et calme l'agitation, cela grâce à ses propriètés adoucissantes et à son pouvoir lègèrement narcotique ( il appartient à la famille du pavot dont on tire l'opium ).
Les capsules sèches s'emploient dans les mêmes affections en décoction ( 8 à 10 capsules par litre d'eau ; mêlée au lait chaud à la dose de 3 à 4 cuillèrées à soupe ), elle combat l'insomnie des enfants.
A l'exterieur, l'infusion à dose plus forte ( 10 à 20 g pour 1 litre ) s'emploie en compresse dans les abcés dentaires et comme lotion de beauté pour combattre les petites rides.

Projet Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry  (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
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Auteur du document : Mr MATHONNIERE Pierre.  Créateur de la page Web : Mr OLLIER Jean Pierre