|
Description :
La silhouette de l’arbre est assez particulière et
permet souvent de le reconnaître d’assez loin ; le houppe est composé de
grosse branches de forme irrégulière et tourmentée, qui se terminent
brusquement en nombreux rameaux. L’écorce est également très
caractéristique : lisse et grisâtre quand elle est jeune ( jusqu’à 20 ou
30 ans ), elle s’épaissit ensuite considérablement, se fissure
profondément en long. Les rameaux sont glabres, gris brun, un peu brillants quand
ils sont jeunes, noirâtres lorsqu’ils sont plus âgés. Les feuilles,
alternes, caduques, sont grandes, allongées, presque ovales, découpées
en 3 à 7 paires de lobes arrondis, portées par un pétiole très court (
moins de 1 cm. ). Les feuilles sont vert clair et un peu luisantes
dessus, mates dessous. Espèces monoïques, la floraison a lieu en mai. Les
fleurs
mâles sont en longs chatons jaunâtres, pendant à l’extrémité des rameaux
de l’année précédente ; les fleurs femelles, en chatons minuscules (1
mm ) sont éparses sur un long pédoncule. Les fruits (glands), mûrs à
l’automne de la même année sont ovoïdes, groupés par 1 à 5 sur un axe
grêle, souvent pendant ; ils sont inclus sur à peine le tiers de leur
longueur dans une cupule aux écailles minces appliquées.
Culture et récolte :
Commun en Europe sauf dans les régions
méditerranéennes et le Nord, on le trouve en forêts ou en talus, on
utilise les glands pour la culture .
Du chêne on utilise les feuilles que l’on ramasse en été, l’écorce que
l’on arrache du tronc en automne ou de jeunes rameaux au printemps et
les glands que l’on cueille bien mûrs sur l’arbre.
|

|
|
Un peu d’histoire :
Parce qu’il a un aspect imposant ( il peut
atteindre 40 mètres de haut et 7 mètres de circonférence ) et une
longévité exceptionnelle ( plus de mille ans ), on en fait, de
l’antiquité au Moyen-Age, un arbre sacré : les Grecs et les Romains le
consacraient à Zeus et Jupiter, rendaient les Oracles en interprétant le
bruit du vent dans son feuillage et en tressaient des couronnes pour
récompenser les vainqueurs, sportifs et militaires ; les gaulois le
vénéraient et les druides lui devaient leur nom dérivé du mot celte deru :
chêne. Le nom botanique "quercus" vient du Celte "quer"
( bon ) et "cuez" ( arbre ) et le nom commun de "chen"
( beau ). Enfin ce n’est pas par hasard que Saint Louis rendait la justice
sous un chêne ou que Jeanne d’arc y entendit pour la première fois ses
voix.
|
|
Usages :
L’écorce coupée en morceaux en décoction ( 80 à
100 g. pour 1 litre d’eau ; faire bouillir 10 minutes ), elle s’emploie
en gargarismes et bains de bouche contre les inflammations de la gorge (
pharyngite, amygdalite ) et des muqueuses buccales ; en injections pour
le traitement des métrites, fibromes utérins et leucorrhées ; en bains
chauds et prolongés ( vingt à trente minutes ) contre les engelures, la
transpiration excessive et les gelures ; en compresses sur les hernies.
Moulue et réduite en poudre, elle arrête, prisée comme du tabac, les
saignements de nez ; elle cicatrise, saupoudrée sur le drap, les
escarres.
Les jeunes feuilles, cueillies au printemps et séchées, en décoction (
30 g. pour un litre d’eau ; faire bouillir quelques minutes, laisser
infuser dix minutes ; une tasse par jour ) sont conseillées aux personnes
faibles, aux tuberculeux et en cas de dysenterie.
Les glands torréfiés et pulvérisés, le « café du gland » deux tasses par
jours contre les ennuis digestifs et en cas de coliques, diarrhée et
dysenterie.
|