Buis

H e r b i e r
FAMILLE des : Euphorbiacées

NOM SCIENTIFIQUE : Buxus Sempervirens
NOM FRANÇAIS : Buis
NOMS VULGAIRES : Buis bénit, Guézette
DATE et LIEU de RÉCOLTE : 10/02/2000
HABITAT : jardin
PROPRIÉTÉS, USAGES : Sudorifique, Diurétique

Description :

Arbuste touffu, toujours vert, cultivé dans les jardins. Le tronc du buis peut atteindre cinq mètres de hauteur. Les feuilles opposées, ovales-lancéolées, sont brièvement pétiolées, entières, coriaces, glabres et luisantes. Les feuilles jaunâtres, monoïques, sessiles, naissent en glomérules axillaires, plusieurs fleurs staminales entourant une fleur pistillée centrale. Le fruit capsulaire s'ouvre en trois valves, contenant chacune deux graines.

Culture et récolte :

C’est un arbuste dit " social " c'est-à-dire qu’il peut parfois couvrir presque à lui tout seul de vastes étendues. Il est tolérant à la sécheresse, assez exigeant en chaleur tout en supportant bien les froids hivernaux. C’est sous un couvert végétal forestier léger qu’il prospère le mieux, mais il supporte bien aussi la pleine lumière ( où il reste plus petit en prenant une teinte cuivrée ). On détache l’écorce au printemps ou en automne ; les feuilles en automne, ou même pendant toute l’année.

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Un peu d’histoire :
De tout temps, le buis a fourni un bois de gala. Les Egyptiens de l’Antiquité le faisaient venir de Syrie par bateau, pour fabriquer les meubles de luxe qu’ils réservaient au confort du dernier recours de leurs honorables défunts.
Au XVe siècle, à Nuremberg, nombre de jouets en bois se taillaient en buis. Dès le Moyen-Age, des artisans en faisaient des casse-noix, des pinces à linge, des bourre-pipes.
Matthiole déclare que " l’on fait de la lessive avec les esciures pour faire les cheveux roux " et Bossinus Centilius affirme que le buis non seulement a permis à une paysanne de retrouver une épaisse toison mais qu’elle vit aussi sa face et son cou, qu’elle avait aussi lotionnés, se couvrir de poils.
Sainte Hildegarde le conseillait contre la variole, puis il fut préconisé contre la vérole, les rhumatismes.
Au XVIIIe siècle, un charlatan avait en Allemagne l’exclusivité d’un produit miracle contre la fièvre. L’Empereur Joseph II lui acheta son secret 1500 florins et le fit publier afin que tout le monde puisse en bénéficier : c’était de la teinture alcoolique de buis.

Usages :
Le buis est un excellent fébrifuge, spécialement conseillé aux malades réfractaires au quinquina, en décoction: 30 grammes de racine râpée ( ou du bois ) pour un litre d'eau ; faire bouillir jusqu'à réduction de moitié ; à boire en 3 doses dans la journée.
Il a aussi une forte action sudorifique et diurétique, en même temps que des effets cholagogues incontestables. Il est donc indiqué au début des affections grippales, en cas de paresse du foie, de troubles fonctionnels des voies urinaires, pour les rhumatismes, la goutte, l'œdème et les maladies de la peau.
Faute de racine fraîche on peut employer, en les concassant, les feuilles et les sommités des tiges séchées ( 40 à 50 gr. pour 1 litre d'eau ; faire bouillir 5 à 10 minutes ; laisser infuser une demi-heure ; sucrer ; 4 ou 5 petites tasses par jour, entre les repas ).

Projet Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry  (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
Coordonnatrice du Projet : Melle BANKO Martine. Animateur du Projet : Mr GIRAUD Jean
Auteur du document : Mr MATHONNIERE Pierre.  Créateur de la page Web : Mr OLLIER Jean Pierre