ARISTARQUE
de Samos
Vers 310 – 230 av J.C.  


Aristarque de samos est beaucoup mieux connu comme astronome que comme mathématicien, bien qu’étant les deux à la fois.
Il fut un élève de Strato de Lampsaque alors à la tête du Lycée d’Athènes créé par
Aristote. Il y a peu de chance que ce soit à Athènes qu’Aristarque ait étudié avec Strato, mais bien plutôt à Alexandrie où ce dernier eut l’occasion de se rendre en 287 av . J.C. pour prendre la direction du Musée/Bibliothèque. Peu de temps après, Aristarque devint son élève.


Selon Vitruve, Aristarque n’était pas seulement un théoricien, il appliquait ses connaissances. Sa plus remarquable invention fut un gnomon de forme hémisphérique dont la précision de lecture était supérieure à celle de tous les cadrans solaires existant.
Il apparaît qu’il aurait été le premier (ou l’un des premiers) à proposer un Univers héliocentrique, mais une telle conception n’avait aucune chance de rencontrer l’acceptation de ses contemporains. De plus, il concevait un Univers infiniment grand, ainsi que le rapporte
Archimède. Il plaçait la sphère des étoiles fixes infiniment plus loin que l’orbite terrestre, mais ne pouvait en apporter aucune preuve.
De plus, et suivant en cela
Héraclide de Pont, il était persuadé que la rotation journalière apparente des étoiles était due en fait à la rotation de la Terre en un jour autour de son axe.
Le seul ouvrage d’Aristarque qui nous soit parvenu : « De la taille et des distances du Soleil et de la lune » n’est curieusement pas basé sur la théorie héliocentrique. Cette dernière, citée par
Archimède, faisant l’objet d’un ouvrage disparu.
Dans « De la taille et des distances du Soleil et de la Lune », Aristarque développe les détails de sa remarquable argumentation géométrique basée sur une non moins remarquable observation. Les résultats qu’il obtint étaient très éloignés de la réalité mais bousculaient considérablement les conceptions de l’époque. De plus, aucun reproche ne peut lui être adressé. Les erreurs proviennent uniquement de données erronées (taille de la Terre entre autres) et de la faiblesse des instruments d’observations et de mesures dont il disposait, mais sa démarche était parfaite.
Utilisant les connaissances apportées par l’observation des éclipses de Soleil, il détermina que Soleil et Lune occupaient le même espace angulaire dans le ciel.
Peu intéressé par les relevés astronomiques, il voulait simplement prouver que les lois mathématiques pouvaient suffire à calculer les tailles et les distances des objets célestes.

 

 


Projet Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry (Montluçon)
LES ORIGINES DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE EUROPEEN
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