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ARCHYTAS
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Archytas fut un mathématicien, homme d’état et philosophe qui vécut à Tarente en Grande Grèce. Les Pythagoriciens avaient été pourchassés à travers toute la Grande Grèce et seule la ville de Tarente leur accorda un refuge. Archytas y rejoignit les Pythagoriciens et tenta d’unifier les cités grecques de la région dans une vaste alliance contre leurs voisins ennemis. Durant sept ans il fut élu commandant en chef des forces de Tarente et cela en dépit d’une loi interdisant à quiconque d’occuper ce poste plus d’une année. On dit même qu’il profita de sa haute fonction pour sauver Platon quand ce dernier eut de graves problèmes. |
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En fait Platon effectua plusieurs voyages en Sicile et se lia d’amitié avec Archytas. Au cours de son troisième voyage, en 361 av. J.C., Platon fut arrêté et emprisonné sur les ordres de Dionysius II Tyran de Syracuse. Il écrivit alors à Archytas pour que ce dernier envoie un bateau pour le sauver. Archytas était un élève de Philolaos, et de ce fait, un fervent Pythagoricien, qui croyait que les Mathématiques régissaient l’Univers entier et constituaient le seul moyen de le comprendre. Il était persuadé que les Mathématiques étaient la SEULE discipline et que toutes les autres en dépendaient étroitement. Pour lui, les Mathématiques pouvaient se décomposer en quatre branches : La Géométrie, l’Arithmétique, l’Astronomie et la Musique. Il était convaincu que le pouvoir des Mathématiques ne se limitait pas à la connaissance de l’Univers, mais que tout bon mathématicien était aussi un excellent citoyen au discernement parfait. Dans le domaine des Mathématiques, certains prétendent qu’il fut l’inventeur du nombre UN. En effet, pour les Grecs, les nombres commençaient à DEUX. Seule la multiplicité était du ressort des nombres. « Est UN ce qui est ! ». Un dépouillant le UN de sa singularité philosophique, Archytas en fit un nombre comme les autres. Il se passionna pour le problème de la « duplication du cube » et en fournit une élégante solution géométrique… mais qui hélas ne respectait pas la contrainte dite de la règle et du compas. En effet, la partie la plus intéressante de sa solution consistait dans le fait qu’il introduisait le mouvement dans une démonstration géométrique : un demi cercle se déplaçant dans un espace à trois dimensions et coupant une autre surface tri-dimentionnelle. Ces résultats nous sont parvenus à travers la citation qu’en fit Eudème de Rhodes dans son « Histoire de la Géométrie ». Il est bon de signaler que de nombreux résultats exposés par Euclide dans le Livre VII de ses « Eléments » figuraient déjà dans les œuvres d’Archytas. Il est maintenant admis par tous qu’Euclide connaissait parfaitement l’œuvre d’Archytas et qu’il y fit de larges emprunts. Dans « Les Harmoniques », il étudia la théorie des sons et son ouvrage, bien qu’entaché d’erreurs, constitue une référence de base en la matière. Ses travaux en harmonie musicale le conduisirent à établir d’importantes propriétés dans le calcul des proportions (progressions géométriques, moyennes proportionnelles). Il fut aussi le premier ingénieur en appliquant les principes des Mathématiques et de la Géométrie à l’étude de dispositifs concrets. Ne se contentant pas de dresser des plans, il construisait réellement ses machines. C’est ainsi qu’il s’intéressa à la technologie des vis et des poulies. C’est pourquoi on considère souvent Archytas comme le père de la Mécanique. On lui attribue aussi deux inventions certaines et étonnantes : D’une part un oiseau mécanique qui volait en battant des ailes grâce à un mécanisme installé dans son ventre … mais qui ne pouvait bien sûr pas redécoller quand il avait touché le sol, et un hochet/crécelle pour bébé. Astronomiquement, Archytas pensait que l’Univers était INFINI. « Si je me plaçais à la limite de l’Univers, pourrais-je encore étendre ma main et ma canne au delà de cette limite ? Penser que non serait absurde. Donc une limite existerait au delà de celle là… Et je pourrais y recommencer le même raisonnement… Et si je trouve toujours une « limite » à partir de laquelle je peux encore étendre ma canne, c’est que l’Univers est infini ». |
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Projet
Educatif Européen « SOCRATES COMENIUS » - Collège Jules Ferry (Montluçon) |
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